Ca y est, j'ai donc commencé à NouvelHôpital, et pour l'instant, on peut dire que l'accueil est chaleureux. Outre mes confrères, ravis après un été de lourdes gardes, de cette adjonction à leur équipe, tout le membre du personnel me souhaite la bienvenue, de la directrice des affaires médicales à la lingère...
J'ai un beau bureau, mes badges ont été faits en moins de 48h, j'ai déjà ma place de parking (rien qu'à moi, avec mon nom dessus, hein, c'te claaaasse ;) et j'ai même eu droit à une visite médicale d'embauche.
Oui, oui, de la vraie médecine du travail. Non parce que jusqu'à maintenant, la médecine du travail c'était surtout un formulaire recto-verso à remplir tous les ans pour avoir le droit de venir se faire piquer contre la grippe mais pas grand-chose de plus.
Alors une vraie visite médicale... C'est simple, si on ne compte pas les grossesses, ça ne m'était pas arrivé depuis 5 ans. Une vraie complète et tout, hein, avec même palpation de la thyroïde (la dernière fois, j'étais externe et c'était pour que ma coloc' révise son cours...), la tension (un chouille haute, tiens donc...) et tout.
Et puis quelqu'un qui sincèrement s'intéresse : est-ce que j'arrive à manger tous les jours ? comment je dors ? si c'est pas trop compliqué avec les dragonnets, les gardes, et Monsieur Dragon absent la moitié de la semaine ? si ça ne me dérange pas d'avoir laissé tomber la réa pour de la néonat plus "pépère" ?
Alors oui, on a revérifié les vaccins, mais c'était pas le plus important. Le plus important c'est que pour la première fois j'ai senti qu'il existait un docteur des docteurs, quelqu'un qui se préoccupe un peu de ma santé à moi, et que si un jour ça n'allait pas, ben je pourrais demander à la revoir pour qu'on en parle. Et rien que ça, ça fait du bien.
jeudi 12 septembre 2013
dimanche 8 septembre 2013
J-1
Eh oui, sauf que cette fois c'est J-1 avant de reprendre...
Le déménagement s'est globalement bien passé. En points négatifs, on totalise juste la perte de mon portefeuille (lié à ma blonditude et l'état de décrépitude avancé de mes neurones) heureusement compensée par l'honnêteté d'un gentil monsieur, et la fuite du chat (ça c'est moins glop, pauvre bestiole, faire tout ce trajet pour aller se perdre je ne sais où, ça valait pas le coup...)
Les dragonnets se sont super bien faits à leur nouvelle vie, Monsieur Dragon et moi-même patouillons encore un peu. C'est assez génial de voir ma soeur et mes parents quasi quotidiennement (même si je soupçonne que le rythme va s'alléger, avec la reprise de nos vies respectives).
Moi je prépare donc mon cartable pour ma rentrée à moi. A dire vrai, je n'ai besoin de rien ou presque, mais ça ne m'empêche pas de bien tout préparer quand même : mon stéthoscope que j'ai acheté quand j'ai eu l'internat, le beau stylo que mes anciens collègues m'ont offert, ma paire de sandales "spéciales hosto" que je pourrais passer 36h dedans sans souffrir (et oui, c'est un fait avéré), mon carnet en loques où qu'il y a noté 3 fois 3 poso différentes pour le gluconate de calcium, et les numéros directs chèrement acquis des référents qui ne me serviront plus.
Je me demande comment ça va se passer, si je vais avoir une journée de "mise en route" ou si je vais d'emblée être mise dans le bain, si tout le monde va me vouvoyer, si j'ai un bureau réservé, comment sera l'accueil.
Je me demande si je vais être à l'heure, si je vais réussir à poser Dragon2 chez la nounou, Dragon1 à l'école et à ne pas me perdre ensuite pour être à temps au staff.
La seule chose en fait qui me rassure vraiment, ce sont les patients. Même si les équipes et les locaux changent, un nouveau-né reste un nouveau-né, et ça je connais (normalement :).
Ne reste donc plus qu'à me coucher tôt et prier pour que Dragon2 soit dans une bonne nuit (pas plus de 3 réveils) pour découvrir à quoi ressemblera le premier jour du reste de ma vie :P
Le déménagement s'est globalement bien passé. En points négatifs, on totalise juste la perte de mon portefeuille (lié à ma blonditude et l'état de décrépitude avancé de mes neurones) heureusement compensée par l'honnêteté d'un gentil monsieur, et la fuite du chat (ça c'est moins glop, pauvre bestiole, faire tout ce trajet pour aller se perdre je ne sais où, ça valait pas le coup...)
Les dragonnets se sont super bien faits à leur nouvelle vie, Monsieur Dragon et moi-même patouillons encore un peu. C'est assez génial de voir ma soeur et mes parents quasi quotidiennement (même si je soupçonne que le rythme va s'alléger, avec la reprise de nos vies respectives).
Moi je prépare donc mon cartable pour ma rentrée à moi. A dire vrai, je n'ai besoin de rien ou presque, mais ça ne m'empêche pas de bien tout préparer quand même : mon stéthoscope que j'ai acheté quand j'ai eu l'internat, le beau stylo que mes anciens collègues m'ont offert, ma paire de sandales "spéciales hosto" que je pourrais passer 36h dedans sans souffrir (et oui, c'est un fait avéré), mon carnet en loques où qu'il y a noté 3 fois 3 poso différentes pour le gluconate de calcium, et les numéros directs chèrement acquis des référents qui ne me serviront plus.
Je me demande comment ça va se passer, si je vais avoir une journée de "mise en route" ou si je vais d'emblée être mise dans le bain, si tout le monde va me vouvoyer, si j'ai un bureau réservé, comment sera l'accueil.
Je me demande si je vais être à l'heure, si je vais réussir à poser Dragon2 chez la nounou, Dragon1 à l'école et à ne pas me perdre ensuite pour être à temps au staff.
La seule chose en fait qui me rassure vraiment, ce sont les patients. Même si les équipes et les locaux changent, un nouveau-né reste un nouveau-né, et ça je connais (normalement :).
Ne reste donc plus qu'à me coucher tôt et prier pour que Dragon2 soit dans une bonne nuit (pas plus de 3 réveils) pour découvrir à quoi ressemblera le premier jour du reste de ma vie :P
mercredi 21 août 2013
J-2
Voilà. Voilà, voilà, voilà.
C'est ma dernière semaine, c'est mon avant-dernière garde, je viens de finir le livre de Jaddo, (www.jaddo.fr) pis de toutes façons c'est calme aux urgences et la petite née sur le seuil de l'hôpital va très bien. Alors voilà, je suis toute chose, genre comme un peu envie de pleurer.
Parce que je fais un beau métier, que j'y rencontre de chouettes gens. Parce que depuis 3 jours on n'arrête pas de me dire que des choses gentilles et à quel point je vais manquer. Parce que quand on se donne du mal pour être un bon médecin ça fait du bien de s'entendre dire qu'on est un sacrément-bon-médecin-que-des-comme-toi-y-en-a-pas-beaucoup.
Parce que 7 ans c'est le temps qu'il faut pour faire d'un petit 26 semaines de 700 g un grand garçon pressé d'aller jouer au parc (avec son asthme) et d'un bébé docteur un docteur des bébés.
Et puis parce que 7 ans dans une vie ça compte, et qu'une page de 7 ans qui se tourne, ben on a le droit d'avoir un peu comme une petite boule au ventre là. Et puis voilà.
C'est ma dernière semaine, c'est mon avant-dernière garde, je viens de finir le livre de Jaddo, (www.jaddo.fr) pis de toutes façons c'est calme aux urgences et la petite née sur le seuil de l'hôpital va très bien. Alors voilà, je suis toute chose, genre comme un peu envie de pleurer.
Parce que je fais un beau métier, que j'y rencontre de chouettes gens. Parce que depuis 3 jours on n'arrête pas de me dire que des choses gentilles et à quel point je vais manquer. Parce que quand on se donne du mal pour être un bon médecin ça fait du bien de s'entendre dire qu'on est un sacrément-bon-médecin-que-des-comme-toi-y-en-a-pas-beaucoup.
Parce que 7 ans c'est le temps qu'il faut pour faire d'un petit 26 semaines de 700 g un grand garçon pressé d'aller jouer au parc (avec son asthme) et d'un bébé docteur un docteur des bébés.
Et puis parce que 7 ans dans une vie ça compte, et qu'une page de 7 ans qui se tourne, ben on a le droit d'avoir un peu comme une petite boule au ventre là. Et puis voilà.
lundi 19 août 2013
Secret médical
De garde l'autre jour, j'ai été appelée au bloc pour une césarienne en urgence.
38 SA, petit bébé, gros méchants troubles du rythme pas beaux. Rien que ça, déjà, ça promet une réa potentiellement lourde et ça fait monter le niveau d'alarme intérieur de deux crans (Je repense toujours à "Wargames" dans ces situations-là, un vieux film que seuls les trentenaires comme moi peuvent connaître avec ses petites loupiottes vertes, jaunes, oranges, rouges et je sais plus, noire ?... ) Dev 2 donc.
Pendant que je prépare soigneusement ma table de réa, j'apprends "C'est une fille de chez vous, au fait".
"Chez vous", ça veut dire qu'elle bosse en pédiatrie. Donc, je la connais. La pression monte d'un cran.
On me donne le nom. Ah ouais, je la connais, même que je l'aime bien (non que ça change quoi que ce soit à la prise en charge, sauf que ça fait un peu chier que ça tombe sur elle, quoi...) Même que je sais que ça fait des années qu'elle essaye, et que là c'est sa première grossesse après plusieurs FIV ratées.
Ok, on passe en loupiotte rouge pour le coup.
Alors quand paraît un petit bout de machin hurlant et gesticulant, rouge vif et prête à mettre des baffes aux méchants docteurs qui s'aviseraient de lui mettre un tuyau dans le nez, c'est tout bonheur et soulagement.
Vient le moment de remonter en pédiatrie et là, on a envie de hurler à la cantonade "Elle est née, elle va bien, elle est toute jolie, tralala" sauf que... sauf que résonne à ce moment un vieux bout de litanie "Admis dans l'intimité des familles blablabla..." et on réalise que ce n'est pas à nous d'annoncer ça.
Alors on remonte avec un coin de sourire au bord des lèvres, et on garde sa petite pépite de joie au chaud contre soi.
38 SA, petit bébé, gros méchants troubles du rythme pas beaux. Rien que ça, déjà, ça promet une réa potentiellement lourde et ça fait monter le niveau d'alarme intérieur de deux crans (Je repense toujours à "Wargames" dans ces situations-là, un vieux film que seuls les trentenaires comme moi peuvent connaître avec ses petites loupiottes vertes, jaunes, oranges, rouges et je sais plus, noire ?... ) Dev 2 donc.
Pendant que je prépare soigneusement ma table de réa, j'apprends "C'est une fille de chez vous, au fait".
"Chez vous", ça veut dire qu'elle bosse en pédiatrie. Donc, je la connais. La pression monte d'un cran.
On me donne le nom. Ah ouais, je la connais, même que je l'aime bien (non que ça change quoi que ce soit à la prise en charge, sauf que ça fait un peu chier que ça tombe sur elle, quoi...) Même que je sais que ça fait des années qu'elle essaye, et que là c'est sa première grossesse après plusieurs FIV ratées.
Ok, on passe en loupiotte rouge pour le coup.
Alors quand paraît un petit bout de machin hurlant et gesticulant, rouge vif et prête à mettre des baffes aux méchants docteurs qui s'aviseraient de lui mettre un tuyau dans le nez, c'est tout bonheur et soulagement.
Vient le moment de remonter en pédiatrie et là, on a envie de hurler à la cantonade "Elle est née, elle va bien, elle est toute jolie, tralala" sauf que... sauf que résonne à ce moment un vieux bout de litanie "Admis dans l'intimité des familles blablabla..." et on réalise que ce n'est pas à nous d'annoncer ça.
Alors on remonte avec un coin de sourire au bord des lèvres, et on garde sa petite pépite de joie au chaud contre soi.
jeudi 15 août 2013
Festival
J-8 avant que je ne quitte définitivement l'hôpital, et les événements récents semblent se liguer pour que je ne regrette pas mon geste.
Déjà me coller 8 gardes en 22 jours au prétexte que ce sont mes dernières quand d'autres ne font qu'un jour férié sur le mois, ça passe mal.
Et puis beaucoup d'histoires lourdes, d'histoires tristes et surtout d'histoires horriblement révélatrices des dysfonctionnements quotidiens qui donnent envie de pleurer ou de crier ou de secouer quelqu'un très fort (fût-ce soi-même), parce que certes c'était pas de chance mais quand même, on n'a pas tout fait comme il aurait fallu...
HopitalVoisin qui laisse pourrir un bébé 4 heures à 70% de sat parce que "c'est le capteur qui fonctionne pas" jusqu'à ce qu'il fasse un arrêt... La césar faite au bloc général pour le confort des anesthésistes qui révèle en bébé en état de mort apparente et du bricolage avec un matériel pas adapté pour tenter (en vain) de le réanimer... Les infections à staph qui fleurissent en réa, l'acidose meumeuh qu'on y comprend rien sauf qu'on n'a pas bien regardé la méthémoglobinémie... Je sais, tout ça c'est du jargon, mais en dessous, ce sont des enfants et des familles qui souffrent.
Je sais que c'est un peu partout pareil, mais le changement sera bienvenu, car là j'en peux plus de l'administration qui mégote pour économiser des bouts de chandelles, du bricolage avec la vie des enfants en serrant les fesses pour que ça passe, des égos surdimensionnés et des pieds qu'il faut veiller à surtout pas écraser.
Je suis contente de partir, et ça me peine, sérieusement, pour les collègues que je laisse, qui se débattent là-dedans et qui vont continuer à s'y débattre un peu plus jusqu'au jour où fatigués, ils baisseront les bras...
Alors je sais que tout ne sera pas rose à NouvelHosto, que je vais immanquablement découvrir au fil des jours quelles guéguerres intestines se livrent en douce, mais ça sera forcément mieux. J'aurais voulu partir en bons termes, ne pas être de ceux qui déblatèrent sur leur ancien lieu de travail, partir confiante en me disant que ça allait aller après moi. Mais il semble que ce dernier mois soit le festival du N'importe Quoi, histoire de bien me faire comprendre que je quitte le navire à temps...
Déjà me coller 8 gardes en 22 jours au prétexte que ce sont mes dernières quand d'autres ne font qu'un jour férié sur le mois, ça passe mal.
Et puis beaucoup d'histoires lourdes, d'histoires tristes et surtout d'histoires horriblement révélatrices des dysfonctionnements quotidiens qui donnent envie de pleurer ou de crier ou de secouer quelqu'un très fort (fût-ce soi-même), parce que certes c'était pas de chance mais quand même, on n'a pas tout fait comme il aurait fallu...
HopitalVoisin qui laisse pourrir un bébé 4 heures à 70% de sat parce que "c'est le capteur qui fonctionne pas" jusqu'à ce qu'il fasse un arrêt... La césar faite au bloc général pour le confort des anesthésistes qui révèle en bébé en état de mort apparente et du bricolage avec un matériel pas adapté pour tenter (en vain) de le réanimer... Les infections à staph qui fleurissent en réa, l'acidose meumeuh qu'on y comprend rien sauf qu'on n'a pas bien regardé la méthémoglobinémie... Je sais, tout ça c'est du jargon, mais en dessous, ce sont des enfants et des familles qui souffrent.
Je sais que c'est un peu partout pareil, mais le changement sera bienvenu, car là j'en peux plus de l'administration qui mégote pour économiser des bouts de chandelles, du bricolage avec la vie des enfants en serrant les fesses pour que ça passe, des égos surdimensionnés et des pieds qu'il faut veiller à surtout pas écraser.
Je suis contente de partir, et ça me peine, sérieusement, pour les collègues que je laisse, qui se débattent là-dedans et qui vont continuer à s'y débattre un peu plus jusqu'au jour où fatigués, ils baisseront les bras...
Alors je sais que tout ne sera pas rose à NouvelHosto, que je vais immanquablement découvrir au fil des jours quelles guéguerres intestines se livrent en douce, mais ça sera forcément mieux. J'aurais voulu partir en bons termes, ne pas être de ceux qui déblatèrent sur leur ancien lieu de travail, partir confiante en me disant que ça allait aller après moi. Mais il semble que ce dernier mois soit le festival du N'importe Quoi, histoire de bien me faire comprendre que je quitte le navire à temps...
mardi 30 juillet 2013
Les jouets des urgences
Vous avez vu Toy Story 3 ? Vous savez ce dessin animé où l'enfer des vieux jouets, c'est d'être dans la section "petits" de la crèche...
Déménagement oblige, je ne savais que faire de tous les anciens jouets des dragons (soyons honnête, une très grande partie se retrouve dans des cartons, mais quand même les trucs de bébé-bébé...)
Emplie de bons sentiments, j'ai donc compilé une petite sélection de jouets lavables et résistants que j'ai remis à l'éducatrice du service de pédiatrie.
Erreur ! Le petit livre qu'ils aimaient tant, la maison avec les bonhommes se retrouvent dans la salle (enfin le couloir) d'attente des urgences. Il n'aura pas fallu une demie-journée pour voir les portes arrachées, les bonhommes éparpillés... Et ça me fait de la peine.
Je revois Dragon2 suçotant avec bonheur ce même bonhomme, Dragon1 ouvrant et fermant ladite porte et je me dis que ces jouets aimés méritaient mieux que ce destin là. Pardon les jouets, je vous imaginais distraire un petit bloqué au lit par sa perfusion, pas livrés en pâture aux fous furieux des urgences... Pardon.
Déménagement oblige, je ne savais que faire de tous les anciens jouets des dragons (soyons honnête, une très grande partie se retrouve dans des cartons, mais quand même les trucs de bébé-bébé...)
Emplie de bons sentiments, j'ai donc compilé une petite sélection de jouets lavables et résistants que j'ai remis à l'éducatrice du service de pédiatrie.
Erreur ! Le petit livre qu'ils aimaient tant, la maison avec les bonhommes se retrouvent dans la salle (enfin le couloir) d'attente des urgences. Il n'aura pas fallu une demie-journée pour voir les portes arrachées, les bonhommes éparpillés... Et ça me fait de la peine.
Je revois Dragon2 suçotant avec bonheur ce même bonhomme, Dragon1 ouvrant et fermant ladite porte et je me dis que ces jouets aimés méritaient mieux que ce destin là. Pardon les jouets, je vous imaginais distraire un petit bloqué au lit par sa perfusion, pas livrés en pâture aux fous furieux des urgences... Pardon.
lundi 29 juillet 2013
La reprise
A chaque retour de vacances c'est pareil.
On ne sait trop qu'espérer :
- trouver un service plein avec que des nouveaux enfants qu'il faut apprendre à connaître en moins d'une matinée
- trouver un service vide au risque de devoir faire plein de nouvelles entrées
Cette année, c'est l'option 1 qui a été retenue, pas forcément la plus facile étant donné que les enfants présents sont tous bien malades. C'est pas facile de prendre les bonnes décisions quand on ne connaît d'un patient que les transmissions faites par un collègue pressé de rentrer chez lui et un dossier parfois laconique. Je ne sais pas comment font les médecins qui font de l'intérim. Probablement qu'ils se contentent de prendre le moins de décisions possible.
En rentrant de vacances, il faut écouter les collègues raconter les événements marquants qui se sont déroulés en notre absence, le beau diagnostic de cardiopathie qu'ils ont posé ou bien (vivent les smartphones) le bébé tout malformé qu'est né quand on n'était pas là.
Rentrer de vacances, c'est aussi trouver sa bannette au secrétariat qui déborde de courrier, ouvrir ceux qui paraissent les plus importants, trouver des petits mots annotés "urgent" d'il y a 15 jours qui ne le sont plus, appeler des parents pour s'assurer que tel résultat leur a bien été transmis (ah ben non, justement, on se demandait...)
Ouvrir sa boîte mail après 3 semaines d'absence et un anti-spam défectueux, c'est devoir trier 423 nouveaux mails dont au final seuls 4 sont vraiment utiles, mais recevoir vraiment beaucoup de propositions pour être mince et gagner plein d'argent (ça se voit, que j'ai grossi ?)
C'est enfin zyeuter d'un air las la pile de dossiers amoncelés dans le bureau et avoir un petit bonheur en constatant qu'une bonne moitié est à la signature (rien d'autre à faire qu'à relire et signer pour faire baisser le tas, ça va vite).
Puis quand on a fait tout ça, on lève les yeux et c'est l'heure de partir.
Et puis demain on recommence.
Le plus dur dans la reprise, c'est de constater à quelle vitesse s'effacent les vacances...
On ne sait trop qu'espérer :
- trouver un service plein avec que des nouveaux enfants qu'il faut apprendre à connaître en moins d'une matinée
- trouver un service vide au risque de devoir faire plein de nouvelles entrées
Cette année, c'est l'option 1 qui a été retenue, pas forcément la plus facile étant donné que les enfants présents sont tous bien malades. C'est pas facile de prendre les bonnes décisions quand on ne connaît d'un patient que les transmissions faites par un collègue pressé de rentrer chez lui et un dossier parfois laconique. Je ne sais pas comment font les médecins qui font de l'intérim. Probablement qu'ils se contentent de prendre le moins de décisions possible.
En rentrant de vacances, il faut écouter les collègues raconter les événements marquants qui se sont déroulés en notre absence, le beau diagnostic de cardiopathie qu'ils ont posé ou bien (vivent les smartphones) le bébé tout malformé qu'est né quand on n'était pas là.
Rentrer de vacances, c'est aussi trouver sa bannette au secrétariat qui déborde de courrier, ouvrir ceux qui paraissent les plus importants, trouver des petits mots annotés "urgent" d'il y a 15 jours qui ne le sont plus, appeler des parents pour s'assurer que tel résultat leur a bien été transmis (ah ben non, justement, on se demandait...)
Ouvrir sa boîte mail après 3 semaines d'absence et un anti-spam défectueux, c'est devoir trier 423 nouveaux mails dont au final seuls 4 sont vraiment utiles, mais recevoir vraiment beaucoup de propositions pour être mince et gagner plein d'argent (ça se voit, que j'ai grossi ?)
C'est enfin zyeuter d'un air las la pile de dossiers amoncelés dans le bureau et avoir un petit bonheur en constatant qu'une bonne moitié est à la signature (rien d'autre à faire qu'à relire et signer pour faire baisser le tas, ça va vite).
Puis quand on a fait tout ça, on lève les yeux et c'est l'heure de partir.
Et puis demain on recommence.
Le plus dur dans la reprise, c'est de constater à quelle vitesse s'effacent les vacances...
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